Un été sans tracas | Optimiser son garage ou son cabanon

19 Août 2017

Pierre-Marc Durivage | La Presse+ | 19 août 2017

Déjà que l’été passe en coup de vent, vaut mieux s’assurer que chaque heure compte. Il est hors de question de perdre du temps à chercher l’outil perdu dans le fouillis du garage ou du cabanon. Le secret est d’optimiser l’aménagement de cet endroit bien trop souvent négligé.

UNE PIÈCE À PART ENTIÈRE

« Souvent, les gens qui viennent nous voir sont à bout, ils n’en peuvent plus, soutient Roberto Wilson, cofondateur d’Espace Garage Plus, de Terrebonne. Avec 400 ou 500 pi2, le garage est une pièce de plein droit, c’est aussi l’une des plus grandes de la maison. » 

Pour M. Wilson, le cabanon et, à plus forte raison, le garage peuvent être aménagés avec le même soin qu’une cuisine. « C’est sûr que je prêche pour ma paroisse, mais les gens pourraient être plus fiers, faire plus attention à leur propriété, parce qu’après tout, le garage fait partie du bâti, insiste-t-il. Quand on assure un minimum d’entretien, un minimum de rangement, il n’y a rien de plus agréable qu’un garage bien organisé, on le voit dans le témoignage des gens. »

FAIRE LE GRAND MÉNAGE

« Au départ, il faut épurer, explique Stéphane Dubé, copropriétaire de ProDesign Garage, de Sainte-Julie. Souvent, on voit des gens qui ont conservé des jouets de bébé alors que leurs enfants ont plus de 10 ans. Quand on a passé au travers de tout ce qui n’est plus essentiel, on peut arriver avec une solution de rangement plus modeste que prévu. » 

De son côté, Roberto Wilson recommande de faire le ménage en utilisant la technique des trois piles : celle des choses qu’on veut envoyer au centre de récupération, celle que l’on veut donner et celle qu’on veut conserver.

« Dans un garage, plus c’est le fouillis, plus les gens sont paresseux. Ils ne trouvent plus ce qu’ils cherchent et réalisent à terme qu’ils ont trois fois le même outil. Un ménage s’impose. »

— Roberto Wilson

UTILISER TOUT L’ESPACE DISPONIBLE

Autant dans un garage que dans un cabanon, il faut maximiser l’usage des murs et du plafond. « Pour l’aménagement mural, le marché se partage entre les personnes qui bricolent ou celles qui font affaire avec des firmes spécialisées, explique Roberto Wilson. Mais il faut savoir que toute la surface des murs peut être utile pour y accrocher des objets. »

Quant au plafond, on peut y fixer des plateformes grillagées ou y installer des systèmes d’ancrage pour vélos ou boîtes de transport, par exemple. L’espace au-dessus de la porte de garage peut aussi être exploité. « Si la maison est bien construite, les systèmes ancrés aux poutrelles du plafond peuvent accueillir des articles pesant jusqu’à 600 lb », estime Roberto Wilson.

« Il faut toutefois prendre des précautions quand on travaille en hauteur, ajoute-t-il. Vaut mieux travailler à deux, et on recommande d’acheter toujours les mêmes bacs, de mêmes dimensions, pour avoir des références constantes au niveau du poids et de la manipulation. On s’assure aussi de les identifier en dessous et sur le devant. »

ERREURS À ÉVITER

Un bon aménagement passe tout d’abord par un plan. « On y va souvent à tâtons, petit à petit, souvent pour des raisons budgétaires, reconnaît Stéphane Dubé. Mais on s’aperçoit à terme qu’il y a un bout de mur de 18 po où il est impossible de mettre quoi que ce soit. » 

Il faut aussi faire gaffe aux fausses bonnes idées. « L’erreur classique est de construire une mezzanine en bois, se fabriquer un réduit qui est peu confortable, trop profond, peu accessible, affirme Roberto Wilson. Les gens utilisent seulement le devant de la mezzanine alors qu’avec des supports grillagés, on peut y accéder des quatre côtés. » 

Aussi, M. Wilson recommande de ne pas mettre d’objets lourds dans les boîtes de rangement : « On ne charge pas les bacs avec des livres ou des surplus de tuiles de céramique, insiste-t-il. C’est comme si on y mettait des pierres ou des briques. »

CHAQUE CHOSE À SA PLACE

Dans la cuisine, on range les ustensiles toujours au même endroit. Il faut faire la même chose dans le garage ou le cabanon. « Il faut y aller par thèmes, explique Roberto Wilson. Pour les restes de peinture – que l’on pourrait très bien aller mener au centre de récupération –, il faut s’assurer qu’ils sont rangés dans une armoire qui ne sert qu’à ça, c’est assez élémentaire. Au fond, ranger n’est pas si compliqué, il faut simplement mettre l’épaule à la roue. »

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